Vœux du Betar pour l’année 5787

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BETAR DE FRANCE 5787

À Roch Hachana, comme à Yom Kippour, nous parlons de la techouva. Mais qu’est-ce que la techouva, réellement ?

À partir de la paracha Nitsavim, le Rav Kook nous enseigne que la techouva commence toujours par une démarche collective qui, comme son nom l’indique, concerne l’ensemble du peuple d’Israël. Cette techouva collective débute, comme le dit la paracha Nitsavim, par le rassemblement des exilés en Eretz Israël.

C’est ensuite en revenant en Eretz Israël que Dieu circoncira notre cœur, c’est-à-dire que s’accomplira la techouva complète.

La terre d’Israël n’est donc pas, comme certains le prétendent, un simple refuge face à l’antisémitisme. Israël est le lieu où notre identité nationale et spirituelle peut véritablement se reconstruire et prendre tout son sens. Revenir en Israël, c’est revenir à son essence et se rapprocher d’Hachem.

C’est précisément ce que fait le Betar. Lorsque Zeev Jabotinsky fonde le Betar en 1923, il veut former un nouveau type de jeune Juif, capable de prendre son destin en main et de retourner dans sa patrie ancestrale.

C’est tout le sens du Hadar, cette exigence et cette dignité qui doivent accompagner le Juif dans son comportement, sa parole, son rapport aux autres et son rapport à lui-même. C’est également le sens de la mishmaat, la discipline, entendue comme la capacité à se maîtriser afin de se mettre au service d’une mission plus grande que soi.

Une épopée extraordinaire s’est écrite depuis les premiers congrès sionistes, depuis Jabotinsky et Trumpeldor, depuis les premiers ḥaloutzim jusqu’au retour de millions de Juifs en Eretz Israël.

Le peuple juif est revenu sur sa terre. Jérusalem est redevenue le cœur vivant du peuple juif. L’hébreu est redevenu une langue parlée par des enfants, des soldats, des chercheurs et des familles entières. Pourtant, une grande partie du peuple juif vit encore en dehors de sa terre, parfois loin de sa langue, de son histoire et de son identité nationale.

La célèbre phrase de Jabotinsky : « liquider la galout ou la galout vous liquidera », certes prononcée dans un contexte particulier, celui de l’avant-guerre, reste pleinement en accord avec la paracha Nitsavim, qui nous enseigne qu’il faut faire monter tout le peuple en Eretz Israël. Aujourd’hui, le Betar de France fait partie des rares voix de la galout française à porter ce message auprès des jeunes, avec constance et détermination.

Tant parce qu’il s’agit d’un commandement de la Torah mais aussi parce que les menaces persistent en dehors d’Israël, notamment avec la progression incontrôlée de l’antisémitisme islamique et gauchiste en France, qui prospère en raison de la lâcheté du pouvoir républicain.

À l’image du shofar, notre mission en France est d’éveiller les Juifs et d’inciter notamment les jeunes à nous rejoindre chaque mois au maoz, afin de se renforcer spirituellement, intellectuellement et physiquement, puis de faire leur aliyah en Eretz Israël.

Ils pourront ainsi ne pas se perdre dans les méandres de l’exil et participer pleinement à la renaissance de notre patrie.

Ainsi, chaque jeune Juif de France qui rejoint le Betar devient, à son échelle, une pierre supplémentaire dans la reconstruction d’Israël.

La techouva devient alors concrète, elle commence par une prise de conscience au Betar, puis s’accomplit pleinement dans le retour du peuple juif sur sa terre.

Que cette nouvelle année s’inscrive dans la continuité de la précédente, avec le même enthousiasme et la même joie dans les peoulot et les mahanot !

לשנה טובה תכתבו ותחתמו

Que 5787 soit une année de Torah, de Hadar et d’action, une année de renforcement du peuple juif, de retour vers Eretz Israël et de construction.

Tel Haï !

Chana Tova 5787 !